Les charges oubliées qui font fondre une marge immobilière
Une « bonne affaire » se transforme rarement en perte d'un coup : elle s'érode, poste par poste, à cause de charges qu'on a oublié de chiffrer. Voici celles qui reviennent le plus souvent.
À l'acquisition
- • Frais de notaire (droits de mutation, émoluments, débours) — vite plusieurs % du prix.
- • Garanties et frais bancaires : caution/hypothèque, frais de dossier, parfois frais de courtage.
- • Honoraires d'agence s'ils sont à la charge de l'acquéreur.
Pendant le portage
- • Intérêts d'emprunt et assurance — qui grossissent si la revente traîne.
- • Taxe foncière au prorata de détention.
- • Assurance PNO, charges de copropriété non récupérables, énergie/gardiennage du bien vacant.
Aux travaux
- • Provision pour imprévus (au moins 10 %) — l'oubli le plus coûteux.
- • Études, diagnostics, maîtrise d'œuvre, raccordements, mise aux normes (électricité, DPE).
À la sortie
- • Diagnostics, honoraires d'agence et de commercialisation, home staging.
- • Fiscalité : TVA applicable (sur marge ou prix total) et impôt sur le résultat.
La règle
Le danger n'est jamais une grosse charge oubliée — c'est l'accumulation de petites. Le coût qui compte n'est pas le prix d'achat, mais le coût global d'opération : la somme de tout ce qui précède. A.D.M le reconstitue poste par poste, avec une provision imprévus et trois scénarios, pour que la marge affichée soit la marge réelle.
Information, pas conseil. Liste non exhaustive ; les postes et montants varient selon l'opération et la fiscalité applicable — chiffrez votre cas réel.