SCI à l'IS ou à l'IR : le tableau de décision
Une SCI n'a pas une fiscalité, mais deux régimes possibles — IR par défaut, ou IS sur option. Le choix engage durablement et change la rentabilité nette comme la fiscalité de sortie. La logique de décision.
SCI à l'IR : la transparence
Par défaut, une SCI est « transparente » : les revenus fonciers remontent dans la déclaration des associés et sont imposés à leur tranche d'impôt sur le revenu, plus les prélèvements sociaux. Pas d'amortissement du bien. Avantage majeur : à la revente, on relève du régime des plus-values immobilières des particuliers, avec abattements pour durée de détention.
SCI à l'IS : amortir, mais sortie plus lourde
Sur option (irrévocable), la SCI est imposée comme une société : amortissement du bien déductible, charges largement déductibles → un résultat fiscal souvent réduit pendant l'exploitation. La contrepartie est à la sortie : la plus-value est calculée sur la valeur nette comptable (prix de vente moins valeur amortie), ce qui peut générer une imposition élevée — et la sortie des liquidités vers les associés est elle-même fiscalisée.
La logique de choix
- • Conserver longtemps + cashflow → l'IS et son amortissement réduisent l'impôt pendant la détention.
- • Revendre à moyen terme → l'IR et ses abattements pour durée de détention sont souvent plus doux à la sortie.
- • Achat-revente habituel → ce n'est en général pas une SCI, mais une structure commerciale (SAS) ; voir notre guide statut & fiscalité du marchand de biens.
L'option IS est irréversible : elle se décide en amont, en fonction de l'horizon et de l'objectif (revenus vs revente vs transmission), pas après coup.